Colloque régional sur l’avenir du patrimoine religieux en Gaspésie et aux Îles

Colloque régional sur l’avenir du patrimoine religieux

Les organisateurs du Colloque régional sur l’avenir du patrimoine religieux en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine dressent un bilan positif de l’événement qui s’est déroulé à l’église de Grande-Rivière le 26 octobre 2018. Plus de 130 participants de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, issus de différents secteurs (fabriques, municipalités, MRC, organismes, architectes, ministères) se sont réunis pour échanger et réfléchir sur les perspectives d’avenir de leur patrimoine religieux.

Résumé de la journée

La journée a commencé avec la présentation d’une intéressante étude de SEGMA Recherche sur le sentiment d’appartenance au patrimoine bâti religieux de la MRC du Rocher-Percé par M. Samuel Méthot-Laflamme, directeur de la Maison de la culture de Grande-Rivière. Mgr Gaétan Proulx, évêque du diocèse de Gaspé, a poursuivi avec la présentation du rapport de 2013 sur la situation actuelle et l’avenir des communautés chrétiennes de la Gaspésie et des Îles, qui confirmait que le statu quo n’est plus possible. S’en sont suivies deux présentations d’initiatives inspirantes : le Centre multifonctionnel de La Durantaye, par M. Claude Lepage agent de développement culturel de la MRC de Bellechasse, et la Chapelle du Cap, par Mme Louise Lafond et Mme Valérie Bertrand-Lemay de Cap-au-Renard en couleurs. Ces deux présentations ont assurément permis d’envisager la réalisation de projets innovants.

En après-midi, Mme Andréanne Jalbert-Laramée, conseillère en patrimoine culturel au Conseil du patrimoine religieux du Québec, a offert une présentation sur les étapes à suivre pour une prise en charge locale du patrimoine religieux. Les participants ont donc pu bénéficier d’outils concrets et de ressources accessibles pour la transformation des lieux de culte.

Par la suite, les participants ont été invités à participer à un atelier sur la mise en action locale. L’objectif de cet atelier était de permettre aux participants d’appliquer les apprentissages de la journée à leur réalité locale pour formuler un « plan de match » visant à déterminer les actions à mettre en place pour assurer la conservation du patrimoine bâti religieux.

La séance plénière a permis de faire ressortir plusieurs idées inspirantes et concrètes qui pourront être mises de l’avant, à court ou à moyen terme, et a renforcé l’importance de la concertation des milieux afin de trouver des projets structurants pour l’ensemble des citoyens.

En conclusion de la journée, M. Jean-Marie Fallu, représentant de la Table de concertation régionale du patrimoine religieux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, a offert un bilan complet de la journée. M. Fallu a notamment mis en lumière des pistes de réflexion aux fabriques et aux municipalités quant à leur rôle dans l’avenir de leurs églises.

Actions proposées

Parmi les actions concrètes que les participants souhaitent réaliser à court terme, soulignons : la formation de comités de transition, l’information à la population, l’implication des jeunes, les études des besoins des communautés et le partenariat avec des organismes locaux.

Parmi les idées d’usages possibles des églises, mentionnons : centres communautaires multifonctionnels, logements pour personnes âgées ou seules, centres de ressourcement, auberges de jeunesse, centres de désintoxication ou de réinsertion sociale et bien d’autres. (…)

Source : Odrée Robichaud, agente de communication et de développement, Culture Gaspésie

« Pour sa part, le diocèse de Gaspé a entrepris l’exercice des réaménagements juridiques et administratifs. À cet effet, le projet Église en transition est présenté à toutes les fabriques du diocèse. Il s’agit d’un projet d’envergure qui aura pour effet de diminuer le nombre de fabriques et de paroisses tout en augmentant notre vitalité dans la transmission de la foi et de l’Évangile. Il est important de comprendre que cet exercice ne signifie pas de fermer des églises.

Léon Boulet, économe diocésain